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L'histoire d'une après-midi bien arrosée !

Cross 13 mai 2006

Il fait un temps à ne pas mettre un coureur dehors ce samedi à l’occasion de la trentième édition de la course Vallorbe-Dent de Vaulion organisée de main de maître par nos amis suisses du ski club de Vallorbe dans le canton de Vaud.

Le ciel barbouillé à souhait et menaçant n’engage rien qui vaille malgré la température clémente qui règne sur les bords de l’Orbe. Pas moins de cent cinquante à deux cents courageux se donnent pourtant rendez-vous pour cette traditionnelle course de 10,5 km au dénivelé respectable de 850 m.

C’est la puce électronique accrochée aux chevilles et poignets que ces vaillants intrépides dont je suis s’élancent à 15 h sonnantes (précision suisse bien sûr). Pour l’échauffement, un petit tour de ville de 1 km avant l’amorce des premières pentes s’élevant rapidement vers une dent de Vaulion prêtant ses flancs au magnifique panorama du lac de Joux .

Inutile de vous dire que je ne vis jamais l’ombre des cadors ni celle composant le ventre mou de ce serpent multicolore ; mon ambition intrinsèque se bornant à tenter d’effacer tant bien que mal la modeste performance établie deux ans auparavant dans de bonnes conditions climatiques. Défi perdu sur le terrain chronométrique mais pari gagné sur le plan personnel que d’avoir réussi à atteindre cette maudite dent dans des conditions climatiques absolument épouvantables. En effet, les deux derniers kilomètres à l’approche du sommet relèvent de l’apocalypse.

L’orage redouble d’intensité et les éclairs déchirent un ciel devenu plus que chaotique. Le froid et l’humidité ont raison de mes vieux os car je suis transi. C’est le moment que je choisis pour m’éclater le doigt en chutant sur le coupant d’une pierre, ce qui nécessite la pose de plusieurs points de suture. Un tee-shirt sans manches pour unique protection et un petit collant court me font comprendre très rapidement que ce n’est pas vraiment le jour pour faire du tourisme au sommet de cette dent de malheur. Et pour couronner le tout, j’apprends qu’un coureur en redescendant a été frappé par la foudre ! C’est que ça deviendrait-y un brin dangereux la course de montagne ?

 

Je ne veux pas jeter l’éponge si près de la petite banderole orange qui se découpe dans la grisaille ambiante et galvanise mes derniers efforts. Une fois le tapis électronique d’arrivée franchi, la cabane à quelque 500 mètres en contrebas marque la fin de cette douche glacée comme une bénédiction. Un peu plus tard, deux minibus redescendent tous ces courageux à Vallorbe. Une douche éminemment réparatrice me redonne énergie et tonus avant d’aborder les trois heures de route pour regagner mes pénates.

Je ne connais pas le temps du premier mais au fond peu m’importe. Mon plaisir est ailleurs. Il se situe plus précisément au niveau l’affect ressenti pour Mario, ce sportif suisse allemand extraordinaire privé de l'usage de ses bras à la suite d’un accident et aperçu l’année précédente.

L’échange intense qui s’installe spontanément entre nous à la remise des prix me rend heureux. Mario se montre souriant et surpris lorsque je lui dis que j’ai écrit une brève sur lui et son handicap dans un forum de course à pied.

A son crédit, faut-il souligner l’envie rageuse d’un homme rompu à vivre comme tout le monde et une philosophie dans le propos témoignant d’une force de caractère étonnante et d’un mental à soulever les montagnes... suisses, bien sûr !!

 

GAURAND Jean Pierre

(un voisin français)

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